Table des matières

         Chapitres
  1. Emploi des contraceptifs oraux
  2. Persistance et changement de méthode
  3. Comment les médias peuvent aider
  4. Consultation concernant la pilule
  5. Mise à jour des directives
  6. Amélioration de l'accès

Faites saillants

Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins Uni- versity School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA

Volume XXVIII, numéro 2,
Eté 2000
Série A, numéro 10
Contraceptifs oraux

Comment les médias peuvent aider

Plus les femmes connaissent la pilule, mieux elles sont en mesure de s’en servir. Une enquête portant sur des étudiantes d’universités britanniques, par exemple, a constaté que les femmes qui possédaient une bonne connaissance générale des CO risquaient moins d’avoir jusqu’à 12 heures de retard pour prendre une pilule que les femmes dont les connaissances étaient moins étendues (231). Aux Pays-Bas, les femmes qui recevaient des informations détaillées au sujet de la pilule employaient les CO de façon plus efficace et avaient des attitudes plus positives que les autres femmes au sujet de leurs bénéfices médicaux (40).

Par contre, quand on diffuse moins d’informations et de conseils au sujet de la pilule, l’emploi de cette dernière est moins répandu. Une étude européenne portant sur plus de 6.500 utilisatrices courantes et antérieures de CO a révélé que celles qui disaient ne pas recevoir suffisamment d’informations au sujet de la pilule et ne pas être suffisamment aidées par leurs dispensateurs couraient une fois et demi plus de risques de sauter au moins une pilule par cycle que les femmes qui estimaient avoir reçu des informations et des conseils satisfaisants (182).

Des connaissances exactes sont la base fondamentale de bonnes décisions en matière de santé reproductive. Des études montrent que de nombreuses femmes sont capables de prendre des décisions tout aussi bien que leurs dispensateurs à condition de recevoir et de comprendre les informations indispensables (29, 250).

Les consultations sont utiles mais une seule séance avec un dispensateur de planification familiale ne peut suffire à communiquer toutes les informations dont une personne a besoin pour faire un choix informé de méthode. Par ailleurs, les conseillers et les autres agents de base ne peuvent pas assumer entièrement la responsabilité de veiller à ce que toutes les clientes soient parfaitement informées.

Les médias, dont la radio, la télévision, les vidéos et la presse, sont un moyen d’informer les utilisatrices de la pilule, les femmes qui pourraient éventuellement l’employer et leurs partenaires au sujet de la planification familiale (157). Les médias appellent l’attention sur la planification familiale avant même que les intéressées aient rencontré un dispensateur ; ils fournissent souvent les éléments qui déclenchent le processus de décision qui conduit à rechercher des services de planification familiale (158). Parce que les médias touchent aussi les femmes qui continuent à pratiquer la planification familiale, ils peuvent fournir d’importants rappels sur la façon d’employer la pilule.

Dans de nombreux pays en développement, les médias ont joué un rôle fondamental pour diffuser des informations au sujet de la planification familiale et améliorer le comportement en matière de santé reproductive (156). Les médias touchent un grand nombre de groupes différents et exercent une influence sur la pratique de la planification familiale par les mariés et les célibataires, les analphabètes et les alphabètes, les hommes aussi bien que les femmes (238).

Une grande partie des informations concernant la pilule sont fournies par les médias, bien qu’elles ne soient pas nécessairement conçues pour aider à choisir et employer des contraceptifs. Au Nigéria, par exemple, parmi 500 étudiantes de l’université, 40 % trouvaient des informations concernant la pilule dans des journaux ou revues, 28 % étaient renseignées par la télévision et 26 % par la radio. Environ 44 % déclaraient recevoir des informations au sujet de la pilule de leurs camarades, 42 % de dispensateurs et 30 % d’infirmières (1). Cependant, les informations que fournissent les médias ne sont en général pas suffisamment détaillées pour permettre de choisir telle ou telle méthode de planification familiale et de l’employer de façon efficace.

Comme les médias touchent un public nombreux et divers, les programmes de planification familiale peuvent s’en servir pour améliorer l’emploi des CO et d’autres méthodes de contraception. Au Népal, par exemple, le Ministère de la Santé a eu recours au médias pour faire connaître aux auditeurs divers contraceptifs et la manière de s’en servir. Le feuilleton radiophonique appelé Cut Your Coat According to Your Cloth, (A chacun son propre habit) est diffusé quatre fois par semaine depuis 1995. Cette émission donne des informations détaillées sur la façon dont fonctionnent les CO et d’autres méthodes, leurs avantages et leurs inconvénients, et la bonne façon de s’en servir (104, 105).

Les médias peuvent toucher les dispensateurs de planification familiale tout comme le public. Les dispensateurs peuvent se tenir au courant des progrès de la planification familiale par le truchement de cours d’enseignement à distance. Au Népal, un cours à distance à l’intention des agents de santé, appelé Service Brings Reward, (Le service est récompensé), prend la suite du feuilleton radiophonique à l’intention des familles qui pratiquent la planification familiale et a aidé à améliorer la qualité des rapports entre dispensateurs et clientes (104, 106, 214).


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