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La mutilation génitale des femmes : Un problème de santé publique par Karungari Kiragu, Ph.D. |
TABLE DE MATIERES
Les citations bibliographiques sont celles de Population Reports, Répondre aux besoins des jeunes adultes, Série J, Numéro 41. Supplément à Population Reports, Répondre aux besoins des jeunes adultes, Série J, Numéro 41, Vol. XXIII, No. 3 Octobre 1995. Publié avec le soutien de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international. On peut se procurer d'autres exemplaires du présent supplément à Population Reports en s'adressant à Population Information Program, Johns Hopkins Center for Communication Programs, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, MD 21202-4012, USA; fax (410) 569-6266; e-mail PopRepts@welchlink.welch.jhu.edu. |
Pourquoi continue-t-on à pratiquer la MGF ?L'un des principaux facteurs qui expliquent la persistence de la MGF est l'importance sociale qu'elle revêt pour les femmes. Dans la plupart des régions où on la pratique, une femme prend sa place dans la société essentiellement grâce au mariage et à l'enfantement ; or, beaucoup d'hommes refusent d'epouser une femme qui n'a pas subi de MGF. Dans de telles conditions, le fait de n'être pas circoncise signifie qu'on ne peut ni jouir de prestige ni faire entendre sa voix dans ces communautés. C'est ainsi qu'un rapport conjoint de l'OMS et de la Fédération internationale de gynécologie et d'obstétrique (FIGO) fait observer que les victimes de cette pratique en sont souvent les plus ardentes promotrices (550). |